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Carnet de voyage
Decouverte de l'Amazonie

Du 11/03/2002 au 20/03/2002

Je me suis inscrit au Rallye des îles du soleil pour pouvoir remonter l'Amazonie, un rêve pour beaucoup de personnes. Autant le dire tout de suite, je ne regrette pas mon choix.

Au fil des pages sur le Brésil, je raconte tout le plaisir que j'ai à être dans ce pays, l'Amazonie surpasse tout le reste.

Tout le long du rallye, nous sommes accompagnés par l'Alvaro Furtado, ce bateau nous sert de guide au fil du fleuve, transporte l'organisation , 6 policiers et 6 pompiers pour assurer notre sécurité. A cela s'ajoute une vedette de la marine. Nous étions vraiment protégé et cela avait de quoi rassurer les craintifs après l'attaque dramatique du bateau de Peter Blake.

D'ailleurs, en arrivant à Belém, nous avons eu la surprise de voir le Seamaster (ex Antartica de JL Etienne) bateau de Peter Blake. Il était mouillé juste derrière moi.

Nous avons passé quelques jours à Belem, où il faut bien le dire, la ville ne vaut pas vraiment le déplacement, d'autant plus que le IATE CLUB où nous étions était loin de tout et le moindre déplacement nous coûtait 20 réals (10 €) aller retour en taxi.

Puis nous sommes partis sur le fleuve. Les déplacements se font en convoi avec l'Alvaro en tête suivi des 17 bateaux, la vedette de la marine fermant la marche. Quand nous le pouvions nous déroulons un peu de génois, il m'est même arrivé d'envoyer la Grand voile par moment. Les deux moteurs à 2250 tours, nous devons maintenir une vitesse surface entre 6 et 6.5 nœuds. Une personne doit en permanence être à coté du pilote automatique pour garder le bateau dans la file et surveiller les flots. En effet le gros danger de la navigation dans ces fleuves et la présence d'herbes, de branches et par moment de gros troncs d'arbres à la dérive. Pratiquement tout le monde a fait au moins une rencontre entre ces bois et son hélice ... Pour ma part j'ai eu un peu d'herbe (pas grave) et j'ai percuté deux fois des petits troncs avec mon étrave, rien de grave donc. Donc la navigation même si elle est simple (personne n'a le mal de mer) mérite quand même une attention de tous les moments. Tous les jours il est aussi obligatoire de vérifier son moteur afin de ne pas avoir de mauvaises surprises. Pour ma part j'ai consommé au total 1 litre 1/2 d'huile par moteur. Certains bateaux ont eu des problèmes moteurs ou de barre, ils se font alors remorquer par l'Alvaro. Il m'est arrivé de remorquer aussi à deux reprises des bateaux (panne de gasoil sur l'un et filtre à huile percé sur l'autre). Une journée type de navigation commence par un réveil à 5h00 suivi par 8 à 12 heures de route au moteur. Lorsque l'on arrive, on est plutôt fatigué. Sur l'Amazonie, il y a aussi du courant, c'est un paramètre très important car il atteint 4 nœuds au milieu du fleuve et plus qu'un nœud le long des berges, du coup on remonte l'Amazone en frôlant les berges et on descend l'Amazone au milieu du fleuve. Autre souci rencontré sur l'Amazone : Les jacinthes d'eau qui dérivent , se coincent dans le mouillage, grossissent grossissent et finissent par arracher les mouillages. Elles s'accumulent parfois sur plus de deux mètres d'hauteur. Il faut alors sortir la machette et batailler pendant un long moment pour dégager le bateau. Les pompiers viennent nous donner un coup de main à chaque fois, se mettent à l'eau et plongent pour dégager le bateau.

Au cours des trois premiers jours, nous allons remonter le Rio PARA et longer le sud de l'île de Marajo. Les paysages sont fabuleux, la végétation s'élève à trente mètres de chaque coté des rives. Par moment au milieu de cette végétation quelques arbres sont coupés et une maison en bois y trouve sa place. A la vue du convoi, les femmes et les enfants prennent leurs pirogues et viennent nous saluer. Ces gens ont un sens de l'accueil que nous n'imaginons même pas lorsque l'on est en France. Il m'est difficile d'expliquer tout le bonheur que j'avais à les voir venir nous saluer. Je suis littéralement tombé amoureux de l'île de Marajo, ses paysages et ses habitants.


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