Nous louons une Ford fiesta pour deux jours histoire de faire le tour de l'île.
Nous partons à deux voitures avec l'équipage de JYM-PHIZ, pique-nique dans le sac, en avant pour l'aventure.
Le réseau routier est impressionnant, les routes sont belles, bien entretenues, et la montagne est percée d'une multitude de tunnels. Dans certains, les plus anciens du réseau, taillés dans la roche brute, l'eau suinte et forme même des minis cascades. Nous fermons les vitres de la voiture en catastrophe pour ne pas être mouillés.
Le relief est très escarpé et les routes montent bien. Partout les cultures sont en terrasse, bananes, vigne, culture maraîchère. Il y a même des champs minuscules au-dessus des tunnels sur les routes.
La végétation est somptueuse et les paysages impressionnants et extrêmement variés. D'abord les champs de bananes et les vignes en terrasses, ensuite la forêt 'européenne', puis la forêt de pins avec parterre de fougères, après on se croirait dans le Larzac avec un paysage pelé des rochers et des moutons et plus haut encore ce sont les touffes de bruyère et l'herbe rase. La terre est rouge.
Nous nous arrêtons souvent aux 'Miradouro' (points de vue) pour admirer et prendre des photos. La température décroît rapidement et nous passons de 30° au niveau de la mer à 11° en plein vent au plus haut sommet de l'île.
En parfaits touristes que nous sommes nous sommes en shorts, heureusement on avait prévu pulls et K'ways !
Transis nous nous réfugions dans un restaurant d'altitude, et là c'est la béatitude : un feu de cheminée ronfle, les cafés expressos sont chauds et le gâteau au miel et cannelle fameux. Réchauffés et rassasiés nous pouvons redescendre dans la vallée.
Le deuxième jour nous partons tout seuls, JYM-PHIZ veut tenter un autre mouillage. Nous commençons par longer la côte, pas de plages, une côte déchiquetée et la mer qui bouillonne. Ensuite nous montons. Après les bananiers et les vignes, cette fois, c'est la forêt d'eucalyptus puis les crêtes. Les vaches et les moutons sont en libertés dans les pâtures hautes. Pour ne pas qu'ils puissent descendre et s'échapper, la route est interrompue par des sortes de ponts en grosses grilles sur lesquelles les bestiaux ne peuvent pas passer.
Partout l'île est verte, les variétés de plantes vont de l'hortensia bien de chez nous au palmier fougère qui nous paraît beaucoup plus exotique. Les maisons sont disséminées partout dans l'île, des maisons jolies, fleuries, bien entretenues.