| Comme prévu, je suis passé revoir mes collègues de Gafsa avant de partir. J’ai pris Nizart en photo sur ma moto. Le plein fait direction Sakket mais avant un petit détour dans la palmeraie de Gafsa et El-guettar. Le plus frappant est la sécheresse des villes et la végétation abondante des palmeraies en 10 mètres on franchit un autre monde. La route qui mène à Sakket est très belle et très roulante, lorsque j’ai un doute, je m’arrête et tout le monde s’empresse de me renseigner, il n’est pas rare qu’au moins 10 personnes viennent en même temps. La première fois ça impressionne, puis on s’y fait vite car le bonheur de voir un étranger se lit sur leur visage.
De Sakket à Sened c’est de la piste, de la vraie avec des grosses pierres partout, partout. Une route à trails quoi!!! En passant sur cette piste j’ai vite compris pourquoi un habitant de Sakket m’a dit « moto oui, mais pas voiture. » L’armée est omniprésente sur cette piste, au col se trouve une base militaire d’où l’on jouit d’une vue grandiose.
La piste qui mène de Sakket à Sened m’a vraiment plu ; de beaux vallons, des collines puis on arrive à Sened petit village où je me suis demandé comment les gens faisaient pour y vivre, il n’y a rien, que des chèvres .
De Sened à Gafsa la route prend le dessus. Sur ce parcours j’ai rencontré 2 Allemands en K.T.M., ils allaient à Douz, nous avons échangé 2-3 mots en anglais puis gaz vers nos directions respectives. Les routes sont vraiment très jolies. Certes ce ne sont que des lignes droites, mais le site est merveilleux ; des plateaux arides parsemés de quelques buissons avec pour fond des montagnes puis d’un coup quelques palmiers, un peu d’activité, puis à nouveau les plaines. Le contraste est rapide et saisissant.
J’arrive à Métlaoui, je m’arrête dans une pâtisserie épicerie, j’achète un sandwich, du chocolat et un gâteau quand d’un coup une personne assise derrière le comptoir, apprenant que j’étais français, m’a invité à manger du pain arabe trempé dans de l’huile d’olive, puis il m’a offert aussi un café. Il m’a dit que c’était un très grand honneur pour lui de le faire.
A présent, direction Tozeur. La route est splendide. Quelques virages pour franchir les collines, on traverse un petit oued et là… Le sable. A gauche du plat, à droite les premières dunes, elles sont impressionnantes par leur taille, quelques dromadaires de si de là et au fond mêlée dans la chaleur l’oasis de Tozeur, splendide. Peu avant Tozeur, à El-Hamma du Jerid, il y avait un mariage. C’est la grosse fête, toute la ville en profite. Pleins de gamins m’ont demandé des stylos, un d’eux s’amusaient à appuyer sur le coupe-circuit, j’ai cru lui mettre un taquet mais je suis parti.
« Bienvenue à Tozeur » Cette ville est géniale, une architecture magnifique, des personnes très sympathiques et beaucoup de touristes. L’ambiance est superbe et le folklore bat son plein. Ce soir j’ai bu un thé à la menthe avec deux nouveaux collègues Amor et Mohamed, deux personnes très gentilles. L’hôtel où je suis est le Kalifa, 22 dinars les 3 nuits. Pour ce soir j’ai mis la moto chez Mohamed, il me l’a proposé, alors…
Ah oui ! Il y a un jeune tunisien qui a eu le privilège de m’accompagner jusqu’au belvédère de Tozeur derrière mois en moto. De ce point de vue j’ai vu Tozeur de nuit, magnifique… En bat du belvédère des commerçants voulaient me vendre des cailloux, là j’ai pensé à Pascal qui en voulait, ils m’ont servi de la liqueur de palmiers, bof! Je ne suis pas trop alcool, ils m’ont offert une petite rose des sables et il m’ont dit « le quartz 35 dinars » je n’en voulais pas mais il ont insisté. Je leur ai raconté un gros bobard pour qu’ils me lâchent : que moi je taillais les pierres et que le quartz on me le donnait, que je n’en voulais pas et je suis parti. Le vendeur m’a couru après, me retend le quartz et me dit « Tiens, tu me donnes ce que tu veux. » J’ai pris le quartz, j’ai tiré une pièce au hasard (100 milimes) « tiens » lui ai-je dit et je suis parti.
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